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La tempérance est la vertu cardinale qui règle les désirs désordonnés qui nous portent vers des jouissances sensibles. Elle nous permet d'user avec modération des biens temporels.
Lorsque l'on dit qu'un climat est "tempéré", c'est qu'il n'est ni trop chaud ni trop froid, sans excès. De même, dans la vie morale, la tempérance établit un équilibre en nous faisant éviter tout excès. L'équilibre est toujours instable et à recommencer, mais plus la tempérance est pratiquée, plus elle est facile à pratiquer et devient comme une seconde nature. Dans l'échelle des vertus, elle assure plutôt les fondements de la vie morale plus qu'elle n'en opère le couronnement.
La tempérance règle notre comportement en tout, de l'usage des plaisirs de la table en passant par la manière de s'habiller, de se tenir, de parler, de s'amuser... Toutes choses bonnes en soi mais que le péché a détraqué. Elle s'oppose aux vices de la gourmandise et de la luxure. Mais elle n'interdit pas le plaisir qui est voulu par Dieu pour faciliter une fonction vitale : le plaisir devient mauvais à partir du moment où il n'est plus considéré comme un moyen mais comme un but en soi, ou quand il est pris avec excès, dans des conditions ou avec des personnes inadéquates.