N.B.

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La Rédemption

Le Credo nous apprend : "Je crois en Dieu le Père ... et en Jésus-Christ, son Fils Unique, Notre Seigneur, qui a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli..." Notre-Seigneur a souffert la Passion et est mort sur la Croix pour racheter les péchés de tous les hommes et leur permettre d'entrer dans le « Royaume de Dieu », le Ciel, qui leur était fermé depuis que l'humanité s'était séparée de Dieu par le péché originel.


Dieu avait été offensé par les hommes. Leur faute était d'une gravité infinie, car elle a été faite à Dieu et le degré d'offense correspond à la dignité de l'offensé (la même injure est plus grave envers un roi qu'envers un simple particulier). L'homme ne peut donc pas racheter son péché. Il est un éternel débiteur, privé pour toujours du salut, condamné à la double mort : celle du corps et celle de l'âme.


Pour réparer cette offense parfaitement, il fallait :

  • qu'un homme répare, au nom de l'humanité qui avait péché ;
  • pour cela que cet homme pose des actes d'une valeur infinie, à l'égal de l'offense infiniment grave afin de réparer avec justice ;
  • que l'acte de la réparation soit une peine subie, et donc comporte une certaine souffrance pour compenser le péché, mais aussi soit acceptée volontairement.


Dans son Amour pour nous, Dieu n'a pas hésité à donner son propre Fils : la deuxième Personne de la Sainte Trinité s'est incarné, c'est-à-dire s'est fait homme, pour porter la peine réparatrice ; étant Dieu, ses actes, pensées ou paroles sont aussi divins et donc infinis.


Il a voulu s'offrir en sacrifice pour réparer l'offense faite à Dieu et pour le salut du genre humain. Sa vie humaine n'a pas d'autre raison, aussi dit-il en entrant dans le monde, s'adressant à Son Père : « Vous n'avez voulu ni sacrifice ni offrande pour les péchés, […] alors j'ai dit : voici, je viens pour faire, ô Dieu, votre volonté. » (Héb 10, 6-7). Aussi donne-t-Il sa vie humaine dans la Passion. Il le fait par amour pour Dieu son Père qui le voulait ainsi et pour nous, les hommes. « Il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime. » (Jn 15, 13).


Par ses souffrances, Notre-Seigneur, en tant que chef de l'humanité, a mérité un trésor infini de grâces, qu'Il distribue aux hommes par l'intermédiaire de l'Eglise, qu'Il a fondée pour cela.

 
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