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Mentir, c'est parler contre sa pensée avec l'intention de tromper.
Dieu est la vérité même, ses paroles ne peuvent tromper. Le premier mensonge est celui de Satan quand il dit à Adam et Eve : « Vous serez comme des dieux » (Gn 3, 14), les induisant à douter de la parole de Dieu, de sa bienveillance et de sa fidélité car Satan est « le père du mensonge » nous dit Jésus (Jn 8, 44). Ce mensonge fut la cause du péché originel. Trompés souvent par Satan, nous sommes enclins à « servir la créature au lieu du Créateur » (Rm 1, 25).
Mais la loi naturelle inscrite par Dieu dans le coeur de tout homme lui permet de distinguer la vérité du mensonge.
Il y a plusieurs sortes de mensonges :
Le mensonge est un manquement à la justice et à la charité car il égare l'autre dont l'intelligence est faite pour la vérité, il sape la confiance et déchire le tissu des relations sociales.
Il n'est jamais permis de mentir même dans une intention bonne (pour aider quelqu'un) car le mensonge est, en lui-même, un désordre opposé à l'ordre de Dieu et l'on ne peut pas faire le mal pour obtenir un bien.
Le mensonge est un péché véniel s'il ne cause de préjudice à personne, et il est un péché mortel (c'est-à-dire qu'il nous coupe de l'amitié avec Dieu) si le préjudice causé est grave. Le mensonge grave est pardonné par Dieu si on s'en confesse à un prêtre, si on le rétracte et si on répare aux mieux les dommages qu'il a causé (en détrompant ceux que l'on a égarés).
Le troisième commandement oblige aussi à garder les secrets (médecins, juristes dans leur profession, mais les autres aussi) sous peine de péché.
S'il faut dire toujours la vérité, on n'est pas obligé de dire toute sa pensée quand l'autre n'a pas le droit de savoir ce qu'il demande.