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Après Dieu, ceux qui nous sont les plus précieux sont nos parents. Par eux, Dieu nous a donné la vie, et ils tiennent Sa place auprès de nous. Ils pourvoient à nos besoins temporels (nourriture, vêtements, logement...) et spirituels (instruction, éducation morale et religieuse). Pour bien marquer cette importance, le commandement concernant le respect dû aux parents est placé juste après ceux qui se rapportent à Dieu directement.
En retour, nous devons avoir une profonde reconnaissance pour tous ces dons, et non seulement les aimer, mais les révérer : c'est un devoir grave en justice que l'on appelle la piété filiale. Le saint Curé d'Ars disait : « On ne devrait pas regarder sa mère sans pleurer au souvenir de ses bontés ».
Honorer nos parents consiste donc à leur témoigner notre respect (ne pas les mortifier) et notre obéissance, à les aider dans la mesure de nos possibilités (services, présence lors des maladies, soutien dans leur vieillesse) et aussi à prier pour le salut de leur âme.
Jésus est le meilleur exemple de cet amour filial, lui qui participait à la vie de Nazareth en enfant respectueux, dévoué et obéissant dans la joie à saint Joseph et à la Sainte Vierge : « Et Il leur était soumis. » (Lc2, 51)
Nos supérieurs, notre patrie, l'autorité publique à qui Dieu a confié l'autorité - « Il n'y a pas de pouvoir qui ne vienne de Dieu. » (Rm 13, 1) - sont aussi à honorer et à aimer. Mais qu'il s'agisse des parents ou de ces derniers, l'obéissance n'est pas possible lorsqu'ils commandent un péché et imposent des lois contraires aux lois divines.